L’avènement du dosage ultrasensible de la troponine cardiaque (hs-cTn) a changé la donne dans le diagnostic positif de l’infarctus du myocarde (IDM) à la phase aiguë au point d’influer sur sa définition universelle. Cette dernière régulièrement mise à jour distingue l’IDM de la souffrance myocardique « simple » qui se traduit par une élévation transitoire et « isolée » des taux de hs-TnT  au-delà du 99e percentile des valeurs de référence, constatée à au moins une reprise. Dans le cas de l’IDM, les variations des taux de ce biomarqueur s’accompagnent de signes relevant de la clinique, de l’ECG ou encore de l’imagerie cardiaque – invasive ou non-, voire de l’autopsie… et attestant de la mort cellulaire induite par une ischémie prolongée.

Trois types d’infarctus

Dans la série des malheurs qui surviennent en groupe, voici le cas du patient qui, victime d’un infarctus du myocarde (IDM) récent, va enchaîner avec la survenue d’un accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique aigu. En toute rigueur, ce dernier justifie une thrombolyse IV (TIV) par le r-tPA (intravenous tissue-type plasminogen activator), si ce n’est une thrombectomie mécanique selon la topographie des lésions artérielles et l’étendue des dégâts neurologiques. L’angioplastie primaire percutanée qui nécessite en règle une bithérapie antiplaquettaire vient quelque peu compliquer le contexte clinique en interférant avec la TIV ou les autres traitements de l’AVC.

Bien que la survie à la suite d'un arrêt cardiaque extra-hospitalier (ACEH) s'améliore, peu de choses sont connues sur les résultats à long terme des survivants selon leur sexe.

Chaque année, au Japon, environ 120 000 victimes d'un arrêt cardiaque extra-hospitalier (ACEH) sont transportées vers les hôpitaux. Bien que le taux de survie des patients victimes d'un ACEH réanimé sur le terrain puis aux Urgences, soit plus faible de nuit que de jour, la cause de cette différence n'est pas claire, même au pays du Soleil Levant : moins de témoins actifs de l’ACEH, équipes médicales fatiguées ? 

Au cours de la dernière décennie, la mort subite a compté pour 42 % de tous les décès en rapport avec leur métier survenus, entre 1999 et 2014, chez des pompiers de sexe masculin âgés de 18 à 65 ans.

L’étude rétrospective de Smith et coll. a tenté d’identifier les substrats anatomo-pathologiques sous-jacents et d’évaluer leur association possible avec le type d’intervention que le pompier réalisait au moment de son décès.

Certains travaux ont mis en cause l’intérêt de l’assistance ventilatoire avancée (intubation trachéale ou supraglottique) lors des arrêts cardio-respiratoires extra-hospitaliers, par rapport à la ventilation au masque. Un récent essai randomisé contrôlé ne montrait pas non plus que la ventilation au masque fût inférieure, avec toutefois davantage de complications dans ce groupe.

L'hypoxémie est la complication la plus courante lors de l'intubation trachéale de l’adulte en état critique et peut majorer le risque d'arrêt cardiaque et de décès. Il est un lieu commun de constater que les patients intubés en service de réanimation le sont avec moins de précautions que ceux intubés au bloc opératoire pour une chirurgie programmée après avoir bénéficié d’une consultation d’anesthésie bien au calme. Or les patients de réanimation sont bien moins stables, sans aucune réserve physiologique, et riche en mauvaises surprises de dernière minute, que l’intubation en séquence rapide ne peut toutes éviter…

Les précédentes recommandations de l’ESC sur la prise en charge de l’infarctus avec sus-décalage dataient de 2012. Elles ont été actualisées en 2017 par un collectif de 19 auteurs et 30 relecteurs sous la direction de Borja Ibanez (Espagne) et Stefan James (Uppsala, Suède) qui proposait ici une revue des principales modifications apportées.

L’arrêt cardiorespiratoire (ACR) déclenche en règle des manœuvres de réanimation qui n’empêchent pas l’apparition rapide de troubles de l’équilibre acidobasique dont l’acidose métabolique est la plus représentative.

Anaheim, Californie, le jeudi 27 décembre 2017 - 13 novembre, l’aurore se lève sur le troisième jour du congrès de l’American Heart Association (AHA), le « super bowl » de la cardiologie comme le qualifie le Pr John Warner, 52 ans, président, pour un mandat d’un an, de cette vénérable organisation.