Targeted Temperature Management for Cardiac Arrest with Nonshockable Rhythm – New England Journal of Medicine – October 2019

(DOI: 10.1056/NEJMoa1906661)

Analyse de l’article par le Dr Romain Jouffroy, SAMU de Paris,

CHU Necker – Enfants Malades, pour le Comité ACUTE de la SFAR

 

Rationnel :

Le pourcentage global de survie à la sortie de l’hôpital après arrêt cardiaque (AC) est assez stable depuis plusieurs années et évalué à 7,6% dans une récente méta-analyse [1]. Outre les facteurs pronostiques non modifiables liés au terrain et aux délais de découverte (no flow) et de début de réanimation cardiopulmonaire (low flow), la survie globale dépend de l’obtention d’un retour à une activité cardiaque spontanée (RACS), exclusion faite des patients pour lesquels la mise en place d’une assistance circulatoire (eCPR) est retenue, et de la qualité des thérapeutiques instaurées en réanimation. Ces thérapeutiques visent d’une part à traiter la cause de l’AC mais aussi à limiter les lésions, notamment neurologiques irréversibles, induites par les mécanismes d’ischémie-reperfusion.

Covid 19 Resus US

Covid 19 Resus US2

ERC Covid

Vous trouvez ces Guidlines sous : 

https://erc.edu/covid

 

Dear member of the General Assembly,
Dear NRC Chair,
Dear NRC Contact person,

The ERC Board has taken the decision on Friday to postpone publication of the ERC Guidelines until 2021. This decision has been taken partly because most of us are now consumed with work related to the COVID-19 crisis but we also think there will be little interest in our guidelines so soon after the COVID-19 crisis (assuming it concludes this year). 

04 March 2020 

Resuscitation Council UK is monitoring closely COVID-19’s impact in the UK.  

We are aware of the concerns regarding risk of transmission of COVID-19 (Coronavirus), but wish to emphasise the crucial importance of doing CPR for the person in cardiac arrest. 

In the UK, almost 200 people a day will suffer a cardiac arrest out of hospital. When someone has a cardiac arrest, they are not breathing normally and their heart has stopped. With no treatment, this person will die, usually within a few minutes. Early CPR and defibrillation give them their best chance of survival.  

 

 

 

 

Abstract


Background

The epidemiology and outcome after out-of-hospital cardiac arrest (OHCA) varies across Europe. Following on from EuReCa ONE, the aim of this study was to further explore the incidence of and outcomes from OHCA in Europe and to improve understanding of the role of the bystander.

Methods

This prospective, multicentre study involved the collection of registry-based data over a three-month period (1st October 2017 to 31st December 2017). The core study dataset complied with the Utstein-style. Primary outcomes were return of spontaneous circulation (ROSC) and survival to hospital admission. Secondary outcome was survival to hospital discharge.

Results

All 28 countries provided data, covering a total population of 178,879,118. A total of 37,054 OHCA were confirmed, with CPR being started in 25,171 cases. The bystander cardiopulmonary resuscitation (CPR) rate ranged from 13% to 82% between countries (average: 58%). In one third of cases (33%) ROSC was achieved and 8% of patients were discharged from hospital alive. Survival to hospital discharge was higher in patients when a bystander performed CPR with ventilations, compared to compression-only CPR (14% vs. 8% respectively).

Conclusion

In addition to increasing our understanding of the role of bystander CPR within Europe, EuReCa TWO has confirmed large variation in OHCA incidence, characteristics and outcome, and highlighted the extent to which OHCA is a public health burden across Europe. Unexplained variation remains and the EuReCa network has a continuing role to play in improving the quality management of resuscitation.

 

© 2020 Elsevier B.V. All rights reserved.

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22 - 24 October • Manchester • UK

 

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Quand un arrêt cardiorespiratoire (ACR) "récupéré" se complique d’un coma, une hypothermie thérapeutique modérée (32°C à 36°C) est recommandée dans l’attente de jours meilleurs. Les études permettant d’étayer cette recommandation qui date de 2015 ne sont pourtant guère concluantes, notamment celles qui ont été menées chez des patients victimes d’un ACR sans indication à un choc électrique externe, du fait d’un tracé ECG révélant une asystolie ou une dissociation électromécanique. Les résultats des essais sont effets divergents, alors que le pronostic de ces formes d’ACR est des plus sombres : en l’absence de cardioversion possible, seuls 2 à 15 % des patients survivent sans séquelles neurologiques, versus 65 % dans le cas le choc d'une fibrillation ou d'une tachycardie ventriculaire a des chances de rétablir un rythme sinusal.

L’avènement du dosage ultrasensible de la troponine cardiaque (hs-cTn) a changé la donne dans le diagnostic positif de l’infarctus du myocarde (IDM) à la phase aiguë au point d’influer sur sa définition universelle. Cette dernière régulièrement mise à jour distingue l’IDM de la souffrance myocardique « simple » qui se traduit par une élévation transitoire et « isolée » des taux de hs-TnT  au-delà du 99e percentile des valeurs de référence, constatée à au moins une reprise. Dans le cas de l’IDM, les variations des taux de ce biomarqueur s’accompagnent de signes relevant de la clinique, de l’ECG ou encore de l’imagerie cardiaque – invasive ou non-, voire de l’autopsie… et attestant de la mort cellulaire induite par une ischémie prolongée.

Trois types d’infarctus

Dans la série des malheurs qui surviennent en groupe, voici le cas du patient qui, victime d’un infarctus du myocarde (IDM) récent, va enchaîner avec la survenue d’un accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique aigu. En toute rigueur, ce dernier justifie une thrombolyse IV (TIV) par le r-tPA (intravenous tissue-type plasminogen activator), si ce n’est une thrombectomie mécanique selon la topographie des lésions artérielles et l’étendue des dégâts neurologiques. L’angioplastie primaire percutanée qui nécessite en règle une bithérapie antiplaquettaire vient quelque peu compliquer le contexte clinique en interférant avec la TIV ou les autres traitements de l’AVC.